J'ai connu Bergeo alors que j'étais adolescente. Pour moi il était le papa de mon amie Muriel. Un homme qui restait à la maison alors que sa femme travaillait, et cela pour peindre! Quelle famille émancipée et originale!
Muriel m'avait raconté que la passion de son père pour la peinture l' avait poussé à peindre même sur des draps à une époque où il n'avait pas d'argent. Quoi de plus romantique et presque héroique.
Contrairement à beaucoup de pères il semblait avoir avec sa fille une relation de connivence qui m'était étrangère, et je ressentais l'atmosphère familiale comme chaleureuse, joyeuse et bienveillante, aussi grâce à la gentillesse et la douceur de la maman de Muriel.
Il m'intimidait beaucoup. Sa voix était forte, il aimait plaisanter alors que je prenais tout bien trop au sérieux, et souvent je ne savais pas trop sur quel pied danser. Il parlait avec fougue et conviction.
Je me souviens qu'il m'expliquait que même si l'on n' aimait pas un tableau de maitre au premier abord on pouvait toujours y découvrir quelque chose d'admirable. Je me suis efforcée de suivre son conseil, et maintenant que je suis adulte et que je fréquente régulièrement les musées je sais combien sa remarque m'a permis d'être plus ouverte.
L'appartement de Marseille était comme un refuge pour moi, un monde à part. Bergeo peignait parfois dans la grande pièce, qui servait aussi de salle à manger si je me souviens bien, une toile posée sur un chevalet, et après l'avoir salué je partais avec Muriel dans la cuisine ou dans sa chambre. Je me souviens d'un magnifique arbre aux couleurs automnales.
Sans le savoir il a laissé une empreinte certaine dans mon esprit.
Muriel m'avait raconté que la passion de son père pour la peinture l' avait poussé à peindre même sur des draps à une époque où il n'avait pas d'argent. Quoi de plus romantique et presque héroique.
Contrairement à beaucoup de pères il semblait avoir avec sa fille une relation de connivence qui m'était étrangère, et je ressentais l'atmosphère familiale comme chaleureuse, joyeuse et bienveillante, aussi grâce à la gentillesse et la douceur de la maman de Muriel.
Il m'intimidait beaucoup. Sa voix était forte, il aimait plaisanter alors que je prenais tout bien trop au sérieux, et souvent je ne savais pas trop sur quel pied danser. Il parlait avec fougue et conviction.
Je me souviens qu'il m'expliquait que même si l'on n' aimait pas un tableau de maitre au premier abord on pouvait toujours y découvrir quelque chose d'admirable. Je me suis efforcée de suivre son conseil, et maintenant que je suis adulte et que je fréquente régulièrement les musées je sais combien sa remarque m'a permis d'être plus ouverte.
L'appartement de Marseille était comme un refuge pour moi, un monde à part. Bergeo peignait parfois dans la grande pièce, qui servait aussi de salle à manger si je me souviens bien, une toile posée sur un chevalet, et après l'avoir salué je partais avec Muriel dans la cuisine ou dans sa chambre. Je me souviens d'un magnifique arbre aux couleurs automnales.
Sans le savoir il a laissé une empreinte certaine dans mon esprit.