Découvrant par hasard ce livre d'or me reviennent en bloc les images lointaines d'un homme tout de tonitruance colorée, et s'agitant avec passion dans un appartement trop petit pour sa vitalité, sous les yeux attendris d'une épouse raccommodeuse de blessures. J'ai très peu connu Bergeo, suffisamment toutefois pour percevoir l'éclair de nuit qui traversait certains tableaux farouchement espagnols, et me souvenir aussi du jaune de citrons obsédants, puis de barques mêlées de ciels, de choses couchées en attente de rédemption, enfin de cette équation marseillaise qui le taraudait tant, les géométries d'un port érigées et récitées comme on lit patiemment son bréviaire..., avec cette voix grondante et sourde pour parler d'Arménie.
Généralement les artistes se fuient ou se frôlent comme les chats, c'est ainsi. Je n'ai jamais revu Bergeo.Il distillera toujours cette lumière de Marseille, le sens d'une éthique appliquée aux calanques. En dehors du Greco il devait fort apprécier les ports du Lorrain et leurs claquements de voiles prometteuses. A Bergeo il aura peut-être manqué le marbre !
Un jour irai visiter l'une de ses expositions, marseillais pour quelques heures. Compliments à sa fille Muriel pour ce beau travail de mémoire.
Généralement les artistes se fuient ou se frôlent comme les chats, c'est ainsi. Je n'ai jamais revu Bergeo.Il distillera toujours cette lumière de Marseille, le sens d'une éthique appliquée aux calanques. En dehors du Greco il devait fort apprécier les ports du Lorrain et leurs claquements de voiles prometteuses. A Bergeo il aura peut-être manqué le marbre !
Un jour irai visiter l'une de ses expositions, marseillais pour quelques heures. Compliments à sa fille Muriel pour ce beau travail de mémoire.